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Dans cette nouvelle série d’œuvres axée autour de la notion de cabane et de friche, Gillian Genries semble interroger les spectres et laissés pour compte de la grande frénésie consumériste.  Ces paysages marginaux sont comme autant de portraits de bouts de monde qui auraient été oubliés quelque part, découverts par hasard par l’artiste.

Le style si unique et original de Gillian Genries semble encore s’épanouir et trouver ici sa pleine expression. On retrouve cette dualité franche entre des lignes droites, tracées au scotch pour plus de fermeté, et de larges vagues d’indétermination illustrées tantôt par de nerveux et instinctifs coup de pinceaux, tantôt par des formes naïvement esquissées. Dialogue fondamental entre l’apollinien de la ligne droite et le dionysiaque de l’indéterminé.

Là où l’artiste se plaît souvent à peindre des scènes d’intérieur où les lignes droites et les jeux de perspectives se multiplient et se nourrissent les uns les autres ; cette série se distingue ici par la forte présence de paysages extérieurs. Dans ces zones où la nature semble reprendre ses droits, le côté indéterminé de l’artiste semble lui aussi faire régner sa loi.

L’artiste semble prendre des libertés nouvelles et s’aventurer dans des dialogues chromatiques toujours plus étonnants pour figurer de sensations nouvelles, des fantasmes jamais vues.  

La peinture de ces espaces marginaux devient incidemment une ode à la liberté, et au lâcher prise. Ces espaces vides et oubliés, semblent souvent habités par une vie que l’on devine précaire. Ainsi, malgré l’apparent oubli et abandon d’un monde qui se renouvelle, jette, et reconstruit sans cesse ; on devine la vie qui, dans l’interstice et dans les creux commence à refaire surface.  

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