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Un portrait au Studio Kokanas 

Durée moyenne : 30 – 45 minutes

Le Studio Kokanas vous offre une découverte complète de ce procédé photographique ancien. Notre photographe vous expliquera les rudiments de ce procédé complexe. Vous assisterez aux différentes étapes de la préparation d’une prise de vue : préparation du bain de nitrate d’argent, émulsion sur plaque de verre, introduction dans le chassis. Puis viendra l’heure de la photographie et c’est là que vous entrez en action. Une plaque de verre rendue sensible au collodion humide a une sensibilité de 1 ISO. A titre de comparaison, les pellicules argentiques les plus courantes ont une sensibilité de 150 ISO !

Ainsi, le temps de pose au collodion peut varier entre 10 et 15 secondes selon l’intensité lumineuse.  La durée du temps de pose explique aussi la profondeur du portrait ainsi que l’impression de vivant. Certains appellent les photos prise au collodion humide, un « miroir qui se souvient ».

En effet, la durée du temps de pose est telle que vous donnez quelque chose à l’image, comme une part de vous-même. C’est aussi ce qui explique l’intensité émotionnelle qu’expriment et contiennent les photographies au collodion.  

 

Après la prise de vue, viendra la fameuse étape du développement. Plongé dans la lumière rouge de l’ampoule inactinique, notre photographe vous montrera l’étape magique de la révélation et vous verrez votre portrait apparaître sur la plaque de verre. 

Après quelques secondes de séchage, votre photographie est prête !

Qu'est ce que le collodion humide ? 

Le collodion humide ou ambrotype est un procédé photographique attribué à l'Anglais Frederick Scott Archer en 1851. Il a connu une grande popularité jusqu'aux années 1870-1880 car il permettait d'obtenir des clichés d'une grande finesse et de rendre une gamme de gris particulièrement étendue.

Le photographe Eadweard Muybridge s’en est notamment servi pour produire ses fameuses photographies du galop des chevaux et autres chronophotographies.

Ce procédé permettra l'invention de deux autres innovations en photographie : le ferrotype par Adolphe-Alexandre Martin et le panotype par Jean Nicolas Truchelut.

Le “collodion humide”  a été le procédé négatif dominant jusqu'à l'apparition et la commercialisation des négatifs au gélatino-bromure d'argent en 1880.

Comment ça marche ? 

Le collodion est un nitrate de cellulose dissous dans un mélange d'alcool et d'éther que l'on étend sur une plaque de verre. Quand ce mélange sirupeux commence à se figer sur le verre, on plonge la plaque dans un bain de nitrate d'argent pour la sensibiliser, les sels contenus dans la pellicule sont ainsi transformés en halogénure d'argent sensible à la lumière. On égoutte alors la plaque, on la transfère dans un châssis étanche à la lumière.

Toutes ces opérations se font en chambre noire.

On peut alors faire une prise de vue avec la chambre photographique. La plaque doit ensuite être immédiatement développée en chambre éclairée en lumière rouge clair (le nitrate d'argent étant insensible à la lumière rouge) avec de l'acide gallique ou du sulfate de fer puis fixée au thiosulfate de sodium ou au cyanure de potassium.